En bref. En 2024, 77,8 % des 55-59 ans sont en emploi, contre 42,4 % des 60-64 ans, d’après le Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan (2026). Le rapport retient deux pistes : des transitions plus progressives et une formation engagée avant la fin de carrière. Il ne change pas la loi.

Vous n’avez pas à vous reconnaître dans une moyenne nationale. Ces données servent à situer le débat, puis à poser vos propres critères de rythme, de compétences et de transmission. Pour prolonger cette réflexion, consultez aussi nos repères sur l’emploi des seniors.

Que couvre le rapport 2026 sur l’emploi des seniors ?

Publié le 22 juillet 2026, le rapport examine l’emploi jusqu’à la retraite. Il s’intéresse surtout aux 55-64 ans et remonte parfois à 50 ans lorsqu’il traite de formation. Le rapport complet du Haut-commissariat (2026) formule des recommandations, sans créer de règle nouvelle.

La lecture demande de séparer trois choses :

  • les constats, tirés de données et de comparaisons ;
  • les recommandations, qui décrivent des choix possibles ;
  • le droit en vigueur, qui dépend des textes applicables à votre situation.

À ne pas confondre. Une recommandation du rapport ne crée aucun droit automatique pour vous et aucune obligation nouvelle pour votre employeur.

Il propose une lecture nationale, à rapprocher ensuite de votre métier, de votre santé, de vos envies et de vos droits.

Quels chiffres 2024 faut-il retenir après 60 ans ?

Le rapport indique qu’en France, hors Mayotte et parmi les personnes vivant en logement ordinaire, 77,8 % des 55-59 ans sont en emploi en 2024. Cette proportion tombe à 42,4 % chez les 60-64 ans. L’écart décrit un mouvement collectif, pas la capacité professionnelle d’une personne donnée.

Taux d’emploi 2024 de 77,8 % chez les 55-59 ans et de 42,4 % chez les 60-64 ans
Comparaison nationale des taux d’emploi, issue du rapport du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan publié en 2026. Infographie créée par JSA.
Tranche d’âgePart en emploiComment lire ce chiffre
55-59 ans77,8 %Le taux ne mesure pas une aptitude individuelle.
60-64 ans42,4 %L’écart n’explique pas seul chaque sortie de l’emploi.

À 61 ans, plus d’une personne sur quatre n’est pas en emploi et n’a pas encore pris sa retraite, le plus souvent pour des raisons de santé ou d’inactivité selon les auteurs. La publication de l’Insee (2025) sur le marché du travail en 2024 confirme que l’emploi des seniors progresse, tout en laissant subsister des ruptures après 60 ans.

Ces chiffres ne disent pas que travailler devient impossible à cet âge. Ils invitent à regarder la qualité du travail, l’usure éventuelle et le moment où une transition peut encore être choisie.

Quelles pistes le rapport place-t-il au centre ?

Les auteurs retiennent deux priorités : rendre le passage entre emploi et retraite plus progressif, puis entretenir les compétences avant qu’une rupture ne survienne. Ils examinent le temps partiel choisi, la retraite progressive, le cumul emploi-retraite et la transmission. Aucune de ces options n’est adaptée automatiquement à toutes les situations.

Une transition réellement choisie

Le rapport constate que le temps partiel de fin de carrière est plus souvent subi en France. Une réduction d’activité n’a pas le même sens si elle répond à votre choix ou à l’absence d’un emploi à temps complet. La retraite progressive obéit à des conditions précises. Vérifiez les conditions applicables à votre situation personnelle sur la page de Service Public (2025).

Des compétences entretenues plus tôt

La formation gagne à partir d’un besoin concret. Cela peut être une tâche, un outil ou une évolution du métier. Vous ne repartez pas de zéro. Gardez actifs les savoirs qui servent encore. Si vous envisagez une reprise après la retraite, vérifiez aussi les règles du cumul emploi-retraite sur Service Public (2026).

Que pouvez-vous examiner dès maintenant ?

Vous pouvez transformer le rapport en une courte liste de décisions personnelles. Commencez par le rythme que vous souhaitez, les compétences que vous voulez garder actives et la forme de contribution qui vous attire. Vous pouvez prendre votre temps. Aucun dispositif ou date de sortie ne s’impose immédiatement.

  • Votre rythme : heures, intensité, responsabilités et disponibilité.
  • Vos compétences : deux ou trois savoirs à actualiser dans des situations de travail précises.
  • Votre contribution : mission ponctuelle, résolution d’un problème ou passage de relais à une équipe.

Le guide pour choisir une mission après 55 ans aide à préciser le temps, le résultat attendu et les limites. Pour comprendre le point de vue d’une entreprise, vous pouvez aussi lire comment une entreprise cadre une mission senior.

Pourquoi la transmission compte-t-elle en fin de carrière ?

Un départ à la retraite peut emporter des savoir-faire difficiles à écrire : un geste, un arbitrage, un contact ou la compréhension fine d’une situation. Le rapport cite le tutorat, le mentorat et la formation inversée pour faire circuler ces connaissances. Transmettre ne range pas votre expérience dans le passé.

Professionnelle senior montrant une pièce technique à une collègue qui prend des notes
Un savoir-faire se transmet mieux autour d’un geste observé, expliqué puis essayé.

La cartographie des compétences critiques aide à choisir ce qui mérite un passage de relais. Trois questions suffisent pour commencer :

  • qu’est-ce qui serait long ou coûteux à reconstruire après votre départ ?
  • quels gestes et décisions sont encore peu documentés ?
  • qui doit pouvoir utiliser ce savoir, et à quel moment ?

Notre article sur la transmission des savoir-faire avant un départ propose une méthode plus détaillée, sans chercher à tout consigner d’un seul coup.

Ce qu’il faut retenir du rapport 2026

Trois idées permettent de garder le fil.

  • le décrochage de l’emploi se concentre après 60 ans, mais une moyenne ne prédit pas votre situation ;
  • une transition fonctionne mieux lorsqu’elle correspond à un choix et à des conditions de travail tenables ;
  • la formation et la transmission se préparent bien avant les derniers mois précédant le départ.

Votre première décision n’est donc pas forcément de choisir un dispositif. Elle consiste à préciser ce que vous voulez continuer à faire, à quel rythme et avec quelles compétences. Si une contribution limitée dans le temps vous intéresse, découvrez les formats proposés aux seniors actifs par JSA. Cette page présente le projet sans garantir une mission. Vous pourrez ensuite vérifier chaque option à partir de votre situation concrète et des règles en vigueur.